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Une interview exclusive de la VOA avec le président Nkurunziza


« Le problème burundais à caractère ethnique n’est plus de saison », a déclaré le nouveau président du Burundi à la VOA, mercredi, lors de son passage à Washington.

« Le Burundi, a-t-il ajouté, a connu beaucoup de crises. Le pouvoir dictatorial du passé avait créé des divisions au sein de la population et des exclusions à tous les niveaux ». C’est pourquoi, il était facile, selon M. Nkurunziza, d’attribuer la crise au Burundi à un problème ethnique, alors qu’il n’en est rien.

M. Nkurunziza estime que les problèmes du Burundi sont, comme partout ailleurs, liés au développement. « Il est temps d’y faire face de façon nationaliste et lucide », a-t-il souligné.

Concernant les relations du nouveau gouvernement burundais avec le dernier groupe rebelle actif dans le pays, le président Nkurunziza a dit qu’il n’y a jamais eu véritablement de confrontation ouverte entre les FDD et le PALIPEHUTU-FNL.

Parmi les premières priorités du nouveau gouvernement: la gratuité de l’enseignement. Lundi, au premier jour des classes, il y a avait deux fois plus d’élèves que l’an dernier. Les autorités ont dû faire appel à la communauté internationale pour faire face à cet afflux.

Par ailleurs, le président Nkurunziza, entré en fonction le mois dernier, a formulé un plan pour relancer l’économie du pays. Les secteurs prioritaires, pour le chef de l’Etat, sont le commerce et les transports ainsi que l’agriculture, notamment les cultures vivrières et de nouvelles denrées d’exportation comme la noix de cajou. Le nouveau président du Burundi encourage enfin la création de PME (petites et moyennes entreprises) dans l’agroalimentaire, qui contribueraient aussi à la relance de l’économie burundaise.

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