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Les dirigeants africains s'expriment à l’ONU


Les dirigeants africains, qui se succèdent à la tribune des Nations unies, évoquent les mêmes thèmes, notamment la nécessité de faire reculer la pauvreté, d’alléger le fardeau de la dette et de réformer l’ONU.

Jeudi, le discours du président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, a été suivi de celui de son homologue zambien, Levy Mwana-wasa.

Tous les deux ont reconnu que leurs pays étaient loin d’atteindre les objectifs fixés, il y a cinq ans, en vue de réduire l’extrême pauvreté et améliorer l’éducation. Seul le président de la Gambie, Yayah Jammeh, a souligné que le PNUD avait récemment noté que son pays faisait des progrès dans la lutte contre la pauvreté.

Pour le président sud-africain, Thabo Mbeki, le manque de progrès s’explique par le fait que l’on ne s’attaque pas au problème de façon assez énergique.

En exclusivité pour la Voix de l’Amérique, Idriss Fall, envoyé spécial à la 60e Assemblée générale de l’ONU, a sondé la position des présidents Capverdien et sénégalais.

Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a défendu la position de L’Afrique qui revendique deux sièges permanents avec droit de véto, au Conseil de sécurité de l’ONU. Le président Wade fait également le point sur la politique intérieure et n’a pas exclu l’organisation d’une éléction présidentielle anticipée au Sénégal.

Le président du Cap-Vert, Pedro Pires, opte pour une approche pragmatique. Selon le président Pires, l’Afrique ne devrait pas bloquer les réformes de l’ONU en exigeant le droit de véto et devrait accepter en revanche les deux places permanentes au Conseil de sécurité.

Le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, a demandé à tous les pays donateurs d’augmenter leur aide à l’Afrique, notamment pour combattre le sida. M. Rasmussen a dit aussi que les gouvernements africains doivent faire davantage pour lutter contre la corruption et promouvoir les droits de la femme.

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