Liens d'accessibilité

Burundi: bonnes perspectives de paix malgré les menaces des FNL

  • Eric Manirakiza

Les rebelles burundais des Forces de libération nationale (FNL) rejettent toute idée de négociation avec le gouvernement du président Pierre Nkurunziza. Ce dernier avait annoncé, samedi, la mise sur pied d’une commission chargée de négocier avec les FNL.

La position des rebelles Hutu des FNL est précaire, surtout après la décision de leur ex-vice-président, Jean-Bosco Sindayigaya, de s’engager dans la vie politique nationale. Il avait démissionné du mouvement en octobre 2003, puis s’était installé en Tanzanie avant de rentrer clandestinement au Burundi. Se considérant toujours comme membre des FNL, M. Sindayigaya dit qu’il veut organiser un congrès auquel il participerait comme simple membre.

Dans un dossier réalisé par notre correspondant à Bujumbura, Eric Manirakiza, l’ancien vice-président des FNL explique qu’il voudrait engager le débat dans l’espoir de démontrer que l’actuelle politique des FNL est « suicidaire et anachronique. » Les objectifs visés par la lutte armée des FNL ont déjà été atteints grâce aux récentes élections, estime M. Sindayigaya.

Contacté à Bujumbura par Lamia Gritli, le porte-parole du gouvernement burundais, Karenga Ramadhani, a indiqué que le gouvernement respecte « la prise de position des FNL comme mouvement (…) c’est dans la démocratie et le droit de s’exprimer, et c’est normal. » Il a cependant précisé que les autorités burundaises insistent sur la position du président Nkurunziza « qui est celle de continuer dans la voie de la négociation pour avoir une paix durable. »

XS
SM
MD
LG