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Attentats de Paris : la France riposte en bombardant le groupe Etat islamique


Après les attentats de Paris, la France riposte en bombardant massivement l'EI. Des chasseurs-bombardiers français ont largué 20 bombes à Raqa, dans le nord de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, selon le gouvernement.

Moins de deux jours après les attentats qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés à Paris, des chasseurs-bombardiers français ont largué vingt bombes à Raqa, dans le nord de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, selon le gouvernement.

Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie, une première depuis le début de l'engagement militaire français en Syrie en septembre.

L'opération, coordonnée avec les forces américaines, a été "planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France", a précisé le ministère de la Défense.

Après les attentats, le président français François Hollande avait dénoncé "un acte de guerre", avertissant que son pays serait impitoyable" sur tous les terrains, "intérieur comme extérieur".

Le Canada a bombardé des positions de l'EI en Irak

Dans le cadre de leur engagement avec les forces de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, deux avions "F18 Hornets ont frappé une position de combat du groupe EI au Sud-Ouest de Haditha à l'aide de munitions à guidage de précision", selon le ministère de la Défense du Canada.

Les chasseurs canadiens ont participé "à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations offensives des forces de sécurité irakiennes". Ces frappes canadiennes interviennent alors qu'est née une polémique au Canada entre le nouveau gouvernement de Justin Trudeau, qui a promis le retrait des avions à très court terme, et l'opposition conservatrice qui demande au Premier ministre de revoir sa position après les attentats de Paris.

Des frappes avaient également été réalisées vendredi juste avant les attaques dans la capitale française.

Avec les frappes dimanche près de Haditha (260 km au nord-ouest de Bagdad), ce sont dix bombardements que les forces canadiennes ont réalisés depuis l'élection de Justin Trudeau mi-octobre, soit nettement plus qu'au cours des derniers mois. "En effet, dans les dernières semaines il y a eu plus de frappes (aériennes)", a convenu le capitaine Kirk Sullivan, porte-parole du quartier général des opérations canadiennes au quotidien National Post.

Cette augmentation "arrive principalement en fonction de ce qui est dicté par la coalition", a-t-il ajouté en refusant de lier cette recrudescence avec un éventuel retrait.

Avec AFP

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