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Le Burkina lutte contre la corruption


Le palais présidentiel à Ouagadougou au Burkina Faso

Le palais présidentiel à Ouagadougou au Burkina Faso

Le gouvernement du Burkina Faso, dans le cadre de sa lutte contre la fraude, a annoncé avoir suspendu les salaires de plus de 1.200 fonctionnaires "inconnus" ou "en situation irrégulière", soit moins de 1% de la fonction publique du pays.

La mesure a été prise après la tenue en mai et juin d'une opération dite de "billetage", qui consiste à payer physiquement et non par virement bancaire les agents publics après vérification de leur identité et dossier, afin de se débarrasser des fonctionnaires fictifs.

Une liste "provisoire" de 1.213 "agents en situation irrégulière ou inconnue" a été arrêtée sur un effectif de 135.563 fonctionnaires, soit 0,9% du total, a indiqué le gouvernement dans un communiqué reçu samedi par l'AFP.

Plus de 200 autres agents n'ont pas non plus été payés bien qu'étant en situation régulière, "notamment ceux en mission à l'étranger, en position de stage à l'extérieur, en évacuation sanitaire hors du pays ou en attente de premiers mandatements", d'après ce texte.

L'Etat doit ainsi réduire "temporairement" sa masse salariale annuelle d'environ 2,728 milliards de francs CFA (4,2 millions d'euros), selon le gouvernement.

Le gouvernement du Burkina Faso, mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir fin octobre par la rue après 27 ans de règne, s'est engagé à lutter contre la corruption et la gabegie, fortement décriées sous le régime déchu.

Les autorités de "transition", en place depuis novembre, rendront le rênes du pays à un exécutif issu des élections présidentielle et législatives, prévues le 11 octobre prochain.

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