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Cellou Dalein Diallo, candidat à la présidentielle en Guinée


Cellou Dalein Diallo

Cellou Dalein Diallo

Le principal opposant et ex-Premier ministre a été désigné samedi candidat de son parti à l'élection présidentielle d'octobre lors d'un congrès à Conakry.

Cellou Dalein Diallo, chef de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a en outre été désigné pour diriger ce parti durant les cinq prochaines années, lors de ce congrès de trois jours clôturé samedi à Conakry.

"En me plébiscitant comme président du parti et candidat à la présidence de la République, vous exhortez tous les Guinéens à me faire aussi confiance pour changer le cours de notre histoire et nous offrir à tous un avenir meilleur et plus prometteur", a déclaré M. Diallo dans un discours.

Le président "Alpha Condé a choisi la voie de la division, celle qui lui a réussi en 2010. Contre sa politique de segmentation de la société, de manipulation des communautés en les dressant les unes contre les autres, il faut opposer la force du rassemblement", a-t-il ajouté.

Cellou Dalein Diallo, soutenu massivement par les Peuls, a été candidat malheureux lors de la présidentielle de 2010 remportée, avec 52,5% des voix, par Alpha Condé, soutenu massivement par les Malinké.

En Guinée, les divisions politiques recoupent généralement les clivages ethniques.

Le premier tour de la présidentielle en Guinée est prévu le 11 octobre mais le dialogue entre le pouvoir et l'opposition est suspendu depuis plusieurs semaines à cause de divergences sur l'organisation des élections.

L'opposition accuse le pouvoir de préparer des fraudes à la présidentielle en insistant sur le renvoi des élections communales après ce scrutin.

Le gouvernement rejette ces accusations et a engagé un dialogue avec l'opposition qui a abouti le 19 juin à l'annulation sine die de la date de mars 2016 pour les communales.

Mais le désaccord persiste entre le pouvoir et l'opposition, qui exige une réforme de la commission électorale, un audit du fichier électoral et des changements dans les délégations spéciales, des exécutifs communaux provisoires désignés par le pouvoir, faute de scrutin à cet échelon depuis 2005.

Pour exiger la satisfaction de ses revendications, l'opposition a organisé depuis avril une série de manifestations qui se sont soldées par plusieurs morts parmi ses partisans et des dizaines de blessés de part et d'autre.

Avec AFP

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