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Guinée : participation massive aux législatives


Une électrice s’apprêtant à déposer son bulletin dans un bureau de vote dans le quartier Madina de la capitale guinéenne, Conakry, le 28 septembre 2013.

Une électrice s’apprêtant à déposer son bulletin dans un bureau de vote dans le quartier Madina de la capitale guinéenne, Conakry, le 28 septembre 2013.

Le gouvernement avançait, lundi, un taux de plus de 80 pour cent.

Les Guinéens se sont déplacés en grand nombre, samedi 28 septembre 2013, afin d’élire leurs députés. Le ministre guinéen de l'Administration du Territoire, Alassane Condé, a affirmé que le taux de participation pourrait dépasser la barre des 80%, lors d’une interview accordée, lundi 30 septembre, au service francophone de la VOA. Écoutez le ministre Condé au micro de Jacques Aristide :

Dressant le bilan du scrutin, le ministre Condé a ajouté qu’il s’est déroulé dans le calme. «Aucun incident majeur n’a été signalé sur l’ensemble du territoire», a-t-il précisé, deux jours après la tenue de ces législatives, elles-mêmes repoussées depuis plus de deux ans.
La Céni n’a pas pris suffisamment de précautions

Toutefois, selon le ministre, des dysfonctionnements ont été notés au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). «La Céni n’a pas pris suffisamment de précautions pour l’acheminement des urnes des villages aux préfectures assez rapidement », a souligné M. Condé.

1 714 candidats briguaient les suffrages de plus de cinq millions d'électeurs qui étaient appelés à élire 114 députés. La proclamation des résultats officiels était prévue pour ce jeudi 3 octobre mais la lenteur du dépouillement des bulletins pourrait la retarder, a renchéri le ministre Condé.

Les Guinéens devraient donc faire preuve de patience avant l’annonce officielle de la Cour suprême du pays, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs. Quant à la Céni, elle peut publier les résultats partiels qu’elle entendait faire d’ici mardi.

La Céni a elle aussi évoqué un taux de participation de plus de 80%, en dépit de quelques problèmes logistiques dans la capitale, Conakry.

Le scrutin de samedi représente la dernière étape au niveau de la transition guinéenne, passant de la dictature militaire à un régime civil. Le président Alpha Condé a remporté une élection présidentielle très serrée en 2010, deux ans après le coup d'Etat de l'armée.

La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest a envoyé une équipe d'observateurs en Guinée. Edem Kodjo, qui dirige la mission, a déclaré que les élections se sont déroulées dans des «conditions acceptables» pour ce qui est de la liberté et de la transparence.

«Les lacunes constatées ne proviennent visiblement pas d'un acte délibéré qui pourrait remettre en question l'intégrité du processus électoral», a-t-il déclaré. "Ces lacunes découlent d'une méconnaissance des procédures de la part des agents électoraux ou de problèmes logistiques. Ces lacunes n'ont pas empêché les citoyens de voter librement. »
Le personnel électoral dépouillant les votes après la clôture du scrutin, à un bureau de vote à Conakry, en Guinée, le 28 septembre 2013.

Le personnel électoral dépouillant les votes après la clôture du scrutin, à un bureau de vote à Conakry, en Guinée, le 28 septembre 2013.


Bien qu'il y ait eu des plaintes au sujet de longues files samedi, le vote s’est donc déroulé dans le calme.

Les élections législatives en Guinée avaient été reportées à plusieurs reprises depuis plus de deux ans en raison de différends entre le gouvernement et l’opposition au niveau de l'organisation du scrutin mais aussi à cause des violents incidents entre les partis politiques.

En prélude au vote de samedi, au moins une personne a été tuée et des dizaines d'autres blessées dans des affrontements pendant la campagne électorale.
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