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Les «Amis de la Syrie» promettent plus d’aide aux rebelles


Khalid al-Attiyah, à gauche, ministre du commerce par intérim du Qatar, et le Premier ministre qatari et ministre des Affaires étrangères Hamad bin Jassim, écoutant le secrétaire d'État américain John Kerry lors d'une réunion des 11 «Amis de la Syrie» à Doha, Qatar, 22 juin 2013.

Khalid al-Attiyah, à gauche, ministre du commerce par intérim du Qatar, et le Premier ministre qatari et ministre des Affaires étrangères Hamad bin Jassim, écoutant le secrétaire d'État américain John Kerry lors d'une réunion des 11 «Amis de la Syrie» à Doha, Qatar, 22 juin 2013.

Les pays étant d'accord sur l'apport de plus de soutien humanitaire et militaire à la rébellion syrienne, le Qatar affirme que la force peut être nécessaire pour résoudre la crise.

Les ministres des Affaires étrangères des pays soutenant les rebelles syriens se sont réunis à Doha, samedi 22 juin 2013, pour mieux coordonner leur aide militaire. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a affirmé que les parties concernées continuaient à faire pression pour une solution politique au conflit.
Tous les efforts internationaux et des pays arabes pour mettre fin à la tragédie syrienne n’ont été couronnés que par des échecs

De son côté, le Premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani, a fait remarquer que les gains enregistrés sur les champs de bataille par les forces loyales au président syrien étaient la preuve que les gouvernements soutenant les adversaires de Bachar al-Assad ne faisaient pas assez.

«Tous les efforts internationaux et des pays arabes pour mettre fin à la tragédie syrienne n’ont été couronnés que par des échecs, ce qui fait de la communauté internationale une observatrice impuissante, incapable de régler la crise», a-t-il déclaré.

Le Premier ministre qatari présidait une réunion des ministres des Affaires étrangères de onze pays du groupe des «Amis de la Syrie», composé de la France, de l’Egypte, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Jordanie, de l'Arabie saoudite, de la Turquie, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis. Ils sont tous partisans de l'opposition syrienne.

Le Qatar et l'Arabie saoudite sont soupçonnés d’avoir déjà armé les rebelles syriens pendant quelque temps, des armes dont la plupart ont transité par la Jordanie et la Turquie. Les États-Unis, quant à eux, étudient l’amorce éventuelle d’un soutien militaire aux opposants au régime de Damas. Donc, cette réunion avait pour but de déterminer qui allait faire quoi.
Une autorité civile fiable et une opposition armée plus forte et plus efficace permettront à cette même opposition d’empêcher Assad d’impliquer les Iraniens et le Hezbollah

Le secrétaire d'Etat John Kerry a insisté que venir en aide au Conseil militaire suprême de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale faction de l'opposition armée, ne signifiait pas l’abandon des efforts de pourparlers directs sur une autorité de transition pour la Syrie.

«Nous voulons que ce soit ainsi afin d’éviter la solution militaire», a déclaré M. Kerry. «Nous voulons que ce soit ainsi afin de venir à la table des négociations pour trouver un règlement politique et pacifique. Une autorité civile fiable et une opposition armée plus forte et plus efficace permettront à cette même opposition d’empêcher Assad d’impliquer les Iraniens et le Hezbollah - encore une organisation terroriste – dans ces pourparlers».

Le Premier ministre Al Thani, qui est également ministre des Affaires étrangères du Qatar, a fait ressortir que la victoire d’Assad à Qusair n'aurait pas été possible sans le soutien actif de l'Iran et de la milice libanaise du Hezbollah. Et d’ajouter que pour faire face à ces soutiens dans le camp d’Assad, les rebelles syriens ont besoin de plus d'aide.

«Le recours à la force peut être nécessaire pour parvenir à la justesse des choses, la fourniture et l'utilisation d'armes pourrait être le seul moyen de parvenir à la paix, en particulier dans le cas de la Syrie», a-t-il indiqué. «Bref, un soutien moral ne sera pas suffisant pour les Syriens».

M. Kerry n'a fait aucune mention du type d'armes que les États-Unis envisageaient de fournir aux rebelles, se contentant de dire qu’il revenait à chaque pays de choisir son approche quant à la portée et à l'ampleur de son aide à l’opposition syrienne.

L'Armée syrienne libre a déjà fait savoir qu’elle avait besoin d'armes anti-aériennes et antichars.

La Russie vend des armes aux forces d’Assad et affirme que les gouvernements qui soutiennent l'opposition ne devraient pas armer la rébellion, Moscou craignant que ces armes puissent tomber entre les mains de terroristes.
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