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Nord-Mali : le déploiement d’une force internationale examiné à l’ONU


Les groupes islamistes armés ont pris le contrôle du nord malien

Les groupes islamistes armés ont pris le contrôle du nord malien

Les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies se sont réunis à huis clos, le jeudi 4 octobre 2012, à New York pour examiner les suites à donner à la demande formulée par le Mali, le 21 septembre 2012, pour le déploiement d’une force internationale sous mandat de l’ONU, afin de l’assister dans la préservation de son intégrité territoriale et de sa souveraineté, ainsi que la lutte contre le terrorisme dans le nord du pays.

C’est le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey D. Feltman, qui a passé en revue la situation au Mali.

Le 17 septembre 2012, M. Feltman, avait rendu compte devant le Conseil de sécurité des derniers développements dans la région du Sahel, en particulier au Mali, et de la préparation de la stratégie régionale intégrée de l’ONU dans cette région, conformément à la résolution 2056. Le représentant permanent de Côte d’Ivoire avait présenté au nom de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) les derniers éléments de la planification stratégique d’une éventuelle intervention militaire au Mali.

Il est essentiellement question d’agir contre les groupes islamistes armés, dont certains sont liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et qui ont pris le contrôle du nord malien.

Paris proposera un projet de résolution pour préparer un mandat de l'ONU

De son côté, la France a annoncé le même jour qu’elle déposerait "dans les prochains jours" au Conseil de sécurité un projet de résolution visant à préparer le terrain pour un feu vert ultérieur de l'ONU à cette intervention militaire au Mali.

‘’La semaine dernière, le Président de la République française et le ministre des Affaires étrangères avaient dit, devant un grand nombre de chef d’Etats et de gouvernement, qui avaient manifesté leur accord, que la solution de la crise malienne était une nécessité pour la sécurité du Mali, pour la sécurité de l’Afrique et plus généralement pour la paix dans le monde’’, a rappelé le Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, Gérard Araud, lors d'un point de presse à l'issue d'une réunion «d'urgence » des quinze sur le Sahel.

Et de poursuivre : ‘’Nous voyons apparaitre au Mali un refuge pour les groupes terroristes qui peuvent ensuite menacer de déstabiliser l’ensemble de l’Afrique. Donc nous devons agir, nous ne pouvons plus attendre. Mais naturellement c’est aux Maliens d’agir, c’est aux Africains d’agir et le Conseil de sécurité doit les soutenir.

Le Président de la République avait appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité ; c’est celle qui a lieu aujourd’hui. J’ai annoncé que la France allait présenter une résolution au Conseil de sécurité pour dynamiser la réaction des Africains.’’

M. Araud a affirmé qu’il y a eu deux événements nouveaux : la lettre des autorités maliennes du 21 septembre 2012 demandant la création d’une force internationale pour aider l’armée malienne à rétablir l’intégrité territoriale et, deuxièmement, l’événement de haut niveau sur le Sahel du 26 septembre qui avait vu un grand nombre de chefs d’Etats et de gouvernement appeler à une intervention militaire.

C’est sur cette base, a-t-il souligné, que la France allait proposer une première résolution pour préparer cette intervention militaire. ‘’Nous sommes d’accord qu’il faut faire du politique, mais il faut aussi faire du militaire’’, a conclu le représentant français.

À Bamako, le forum de la Coalition pour le Mali (COPAM ) s’est terminé jeudi 4 octobre 2012. Et que faire face à la crise malienne ? Certains participants préconisent le dialogue mais pour d’autres « ce qui a été pris par la force doit être repris par la force », autrement dit la guerre. Modibo Kadioké de la COPAM au micro d’Idriss Fall :
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